Le psychiatre est un médecin qui pose des diagnostics et peut prescrire ; le psychologue porte un titre protégé et ne prescrit pas. Le psychanalyste, formé par sa propre analyse, ne prescrit pas non plus et travaille sur ce qui, dans l’histoire de chacun, cause la souffrance. Sylvie Paicheler est psychanalyste aux Lilas, aux portes de Paris.
Les mots se ressemblent et l’on s’y perd facilement. Psychiatre, psychologue, psychothérapeute, psychanalyste : voici ce qui les distingue, en termes simples, pour savoir à qui s’adresser.
Le psychiatre est un médecin, spécialisé en psychiatrie après ses études de médecine. Il pose des diagnostics, peut prescrire des médicaments et un arrêt de travail, et prend en charge les troubles psychiques sévères, y compris à l’hôpital.
Ses consultations sont prises en charge par l’Assurance maladie, dans les conditions habituelles du parcours de soins. Certains psychiatres pratiquent aussi la psychothérapie ou la psychanalyse.
Le psychologue a suivi un cursus universitaire de psychologie, jusqu’au master. Son titre est protégé par la loi. Il ne prescrit pas de médicaments. Il peut faire des bilans, accompagner, proposer une psychothérapie selon différentes approches.
Ses séances ne sont en général pas remboursées par l’Assurance maladie. Il existe une exception : le dispositif Mon soutien psy, qui prend en charge un nombre limité de séances chez des psychologues partenaires, sur orientation ou en accès direct selon les conditions en vigueur.
Le titre de psychothérapeute est réglementé depuis 2010 : il suppose une formation en psychopathologie clinique et une inscription sur un registre. Celui de psychanalyste ne l’est pas.
Le psychanalyste s’est formé en faisant lui-même une analyse, longue, et en suivant l’enseignement d’une école ou d’une société de psychanalyse. Il ne prescrit pas, il écoute et travaille avec la personne sur ce qui, dans son histoire et dans son inconscient, est à l’origine de sa souffrance. Les séances ne relèvent pas de l’Assurance maladie.
Les approches peuvent se compléter. On peut voir un psychiatre pour un traitement et faire en parallèle un travail analytique. Pour ma part, je suis psychanalyste, spécialisée en psychanalyse active, et ancien membre du Conseil Supérieur des Psychanalystes (nouveau CSDPA).
Si vous avez des symptômes qui vous inquiètent, des idées noires, des troubles du sommeil ou de l’appétit qui durent, commencez par votre médecin traitant. Il peut vous orienter vers un psychiatre si un traitement est nécessaire. En cas d’idées suicidaires, le 3114 répond jour et nuit.
Si vous cherchez plutôt à comprendre ce qui se répète dans votre vie, à mettre des mots sur une souffrance ancienne, à mieux vous connaître, un travail analytique peut convenir. Il demande du temps et de la régularité, et il commence par une rencontre.
Rien n’empêche de poser la question directement au praticien, dès le premier appel : quelle est votre formation, comment travaillez-vous, à qui vous adressez-vous ? Une réponse claire est déjà une indication.
Oui, à condition de savoir ce que l’on vient y chercher. Le psychanalyste ne pose pas de diagnostic médical et ne prescrit pas. Il propose un travail de parole sur ce qui, dans votre histoire, nourrit l’angoisse, la tristesse ou le mal-être. Ce travail peut se faire seul, ou en parallèle d’un suivi par un médecin ou un psychiatre quand un traitement est nécessaire.
Les situations qui amènent à consulter sont très diverses : des angoisses et de l’anxiété, une dépression ou un mal-être, un deuil ou une séparation, l’épuisement ou la pression au travail, des insomnies, des ruminations, des difficultés qui se répètent dans les relations. Aucune de ces situations n’a besoin d’être « assez grave » pour justifier un premier rendez-vous.
Il n’y a ni ordonnance ni formulaire à remplir. On appelle, on fixe un rendez-vous, et l’on vient raconter ce qui amène, avec ses propres mots, sans avoir à tout dire. Le psychanalyste explique comment il travaille, à quel rythme, et répond aux questions pratiques.
Au cabinet des Lilas, ce premier entretien est informatif et gratuit. Il sert à faire connaissance et à voir si la psychanalyse active ou la psychothérapie analytique vous conviennent ; rien ne vous engage ensuite. Le détail est sur la page tarifs et déroulement des séances. Si vous hésitez encore entre plusieurs praticiens, la page comment choisir un psychanalyste propose quelques repères.
Pour prendre rendez-vous ou poser une question avant de vous décider, appelez le 07 78 07 57 17 ou 01 43 60 06 76. Les séances et entretiens ont lieu uniquement sur rendez-vous, du lundi au vendredi de 11h à 20h, au 19 Rue Léon Renault, 93260 Les Lilas. Le premier entretien est informatif et gratuit.
Le psychiatre est un médecin : il pose des diagnostics et peut prescrire des médicaments. Le psychologue porte un titre protégé par la loi et ne prescrit pas. Le psychanalyste s’est formé en faisant lui-même une analyse ; il ne prescrit pas et travaille sur ce qui, dans l’histoire de chacun, est à l’origine de la souffrance.
Non, sauf s’il est aussi médecin. La prescription relève du médecin généraliste ou du psychiatre. On peut suivre un traitement et faire en parallèle un travail analytique.
Elles ne relèvent pas de l’Assurance maladie. Certaines mutuelles prévoient une participation, selon le contrat : il faut vérifier auprès de la sienne.
Non. Aucune ordonnance ni lettre d’un médecin n’est nécessaire pour consulter une psychanalyste. Il suffit d’appeler le 07 78 07 57 17 ou le 01 43 60 06 76 pour fixer un premier entretien, informatif et gratuit.
Si des symptômes vous inquiètent, des idées noires, des troubles du sommeil ou de l’appétit qui durent, commencez par votre médecin traitant. Si vous cherchez plutôt à comprendre ce qui se répète dans votre vie, un travail analytique peut convenir. En cas d’idées suicidaires, le 3114 répond jour et nuit.
Non. La première rencontre est un entretien informatif et gratuit : elle permet de faire connaissance, de dire ce qui vous amène et de voir si le travail proposé vous convient. Elle se fixe par téléphone au 07 78 07 57 17 ou au 01 43 60 06 76.